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  • : Mon petit monde d'"artiste" (pfff comme je me la joue !! lol). En tout cas vous trouverez dans ce blog des articles sur les peintres que j'admire, sur des artistes que j'ai découverts au hasard d'un clic et des dessins et peintures de moi même héhé. Bonne visite!
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Lundi 25 février 2008

 

La nuit de décembre, 
Alfred de Musset

 

LE POETE

 

Du temps que j’étais écolier,

Je restais un soir à veiller

Dans notre salle solitaire.

Devant ma table vint s’asseoir

Un pauvre enfant vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

 

Son visage était triste et beau.

A la lueur de mon flambeau,

Dans mon livre ouvert il vint lire.

Il penchât son front sur ma main,

Et resta jusqu’au lendemain,

Pensif, avec un doux sourire.

 

Comme j’allais avoir quinze ans,

Je marchais un jour, à pas lents,

Dans un bois, sur une bruyère.

Au pied d’un arbre vint s’asseoir

Un jeune homme vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

 

Je lui demandais mon chemin ;

Il tenait un luth d’une main,

De l’autre un bouquet d’églantine.

Il me fit un salut d’ami,

Et, se détournât à demi,

Me montra du doigt la colline.

 

A l’âge où l’on croit à l’amour,

J’étais seul dans ma chambre un jour,

Pleurant ma première misère.

Au coin de mon feu vint s’asseoir

Un étranger vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

 

Il était morne et silencieux ; D’une main il montrait les cieux,

Et de l’autre il tenait un glaive.

De ma peine il semblait souffrir,

Mais il ne poussa qu’un soupir ?

Et s’évanouit comme un rêve.

 

A l’âge où l’on est libertin,

Pour boire un toast en un festin,

Un jour je soulevai mon verre.

En face de moi vint s’asseoir

Un convive vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

 

Il secouait sous son manteau

Un haillon de pourpre en lambeau,

Sur sa tête un myrte stérile ;

Son bras maigre cherchait le mien,

Et mon verre, en touchant le sien,

Se brisa dans ma main débile.

 

Un an après, il était nuit,

J’étais à genoux près du lit

Où venait de mourir mon père.

Au chevet du lit vint s’asseoir

Un orphelin vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

 

Ses yeux étaient noyés de pleurs ;

Comme les anges de douleurs,

Il était couronné d’épine ;

Son luth à terre était gisant,

Sa pourpre de couleur de sang,

Et son glaive dans sa poitrine.

 

Je m’en suis si bien souvenu,

Que je l’ai toujours reconnu

A tous les instants de ma vie

C’est une étrange vision,

Et cependant, ange ou démon,

J ‘ai vu partout cette ombre amie.

 

[…]

 

Partout où, sous ces vastes cieux,

J’ai laissé mon cœur et mes yeux,

Saignant d’une éternelle plaie ;

Partout où le boiteux Ennui,

Traînant ma fatigue après lui,

M’a promené sur une claie ;

 

Partout où, sans cesse altéré

De la soif d’un monde ignoré,

J’ai suivi l’ombre de mes songes ;

Partout où, sans avoir vécu,

 

J’ai revu ce que j’avais vu,

La face humaine et ses mensonges ;

 

Partout où, le long des chemins,

J’ai posé mon front dans mes mains

Et sangloté comme une femme ;

Partout o|u j’a, comme un mouton

Qui laisse sa laine au buisson

Senti se dénuer mon âme ;

 

Partout où j’ai voulu dormir,

Partout où j’ai voulu mourir,

Partout où j’ai touché la terre ?

Sur ma route est venu s’asseoir

Un malheureux vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

 

[…]

 

Qui donc es-tu, spectre de ma jeunesse,

Pèlerin que rien n’a lassé ?

Dis-moi, pourquoi je te trouve sans cesse

Assis dans l’ombre où j’ai passé.

Qui donc es-tu, visiteur solitaire,

Hôte assidu de mes douleurs ?

Qu’as-tu donc fait pour me suivre sur terre ?

Qui donc es-tu, Qui donc es-tu, mon frère,

Qui n’apparaît qu’au jour des pleurs ?

 

LA VISION

 

_ Ami, notre père est le tien.

Je ne suis ni l’ange gardien

Nil le mauvais destin des hommes.

Ceux que j’aime, je ne sais pas

De quel côté s’en vont leurs pas

Sur ce peu de fange où nous sommes.

 

Je ne suis ni dieu ni démon,

Et tu m’as nommé par mon nom

Quand tu m’as appelé ton frère ;

Où tu vas, j’y serai toujours,

Jusqu’au dernier de tes jours,

Où j’irai, m’asseoir sur ta pierre.

 

Le ciel m’a confié ton cœur.

Quand tu seras dans la douleur,

Viens à moi sans inquiétude.

Je te suivrai sur le chemin ;

Mais je ne puis toucher ta main,

Ami, je suis la Solitude.

 








par Lilidoll publié dans : poèmes
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Lundi 25 février 2008

La nuit des pendus.
Arthur Rimbaud

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
 
Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !
 
Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles :
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles,
Se heurtent longuement dans un hideux amour.
 
Hurrah ! Les gais danseurs, qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne sache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !
 
Ô durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau :
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :
 
Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.
 
Hurrah ! La bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
À l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...
 
Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !
 
Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encor la corde raide au cou,
 
Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.
 
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.



 
 

par Lilidoll publié dans : poèmes
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Mercredi 20 février 2008

Voici quelques tableaux et dessins que j'ai réalisés ( ouuuaahhh ... "réalisés" ça fait sérieux !!! )



(Acrylique)


(Acrylique)


(Pastel, acrylique et collage)


(Acrylique)


(Acrylique)


Non ne vous affolez pas je ne suis pas dépressive, suicidaire, psychopathe (quoi que ... lol). Je comprens que celà puisse vous effrayer, vous horrifier, vous déprimer !!! mais pas de panique, y a aussi ça ...




(Pastel sec)


(Acrylique)


(Aquarelle)
 

C'est moins déprimant ... mais il y en à moins lol...



(Crayon de couleur)


undefinedMon amour (Sépia)

undefined(Crayon de papier et fusain)

undefined(Sanguine)
Bon ça c'est pas très créatif... c 'est une reproduction! C'est du copittage !!...ouh c'est nul!!




Voili voilou. J 'espère que ça ne vous aura pas fait trop mal aux yeux !!


par Lilidoll publié dans : lilidoll
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